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	<title>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</title>
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	<description>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</description>
	<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 17:33:20 +0000</pubDate>
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		<title>FOND</title>
				
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		<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 20:36:28 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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		<title>L'ASSOCIATION</title>
				
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 14:41:08 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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	La société des amis de Gabrielle Wittkop est une association de statut loi 1901 créée en 2023 qui a pour mission de réunir les lecteurs et admirateurs de Gabrielle Wittkop afin de promouvoir son oeuvre.

Elle se donne pour objectif de mieux faire connaître la vie et l’œuvre de Gabrielle Wittkop auprès des professionnels du livre et des amoureux de la littérature, d’organiser des événements culturels et d’encourager des travaux de recherches et des publications.

Elle vise à propager l’esprit wittkopien dans les lettres et les arts.

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		<title>ACTUALITÉS</title>
				
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 15:38:19 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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RENCONTRE AVEC&#38;nbsp;JOSYANE SAVIGNEAUBiographe et journaliste




 

RENCONTRE AVEC JEANNE GUYON ET YVES PAGÈSÉditeurs de Verticales


 


RENCONTRE AVEC&#38;nbsp;CHANTAL AUBRYAutrice, éditrice, directrice de la collection “Les Singuliers” aux éditions Henri Veyrier



LECTURE DE&#38;nbsp;LOUISE ROGERS LALAURIETraductrice anglaise de Gabrielle Wittkop


LECTURE DE&#38;nbsp;NATHALIE RICHARDExtraits du Puritain Passionné


RENCONTRE AVEC NATACHA NIKOULINEArtiste


RENCONTRE AVEC FRANÇOIS RIVIÈREÉcrivain et journaliste littéraire

RENCONTRE AVEC PIERRE ASSOULINEÉcrivain et journaliste, membre de l’Académie Goncourt




RENCONTRE AVEC MARTINE MOLLAmie et voisine de Gabrielle Wittkop




RENCONTRE AVEC MARIE-ROSE GUARNIERIFondatrice de la librairie des Abbesses






ENTRETIEN AVEC GABRIELLE WITTKOP ET NIKOLA DELESCLUSE
Radio Campus, Paludes





RENCONTRE AVEC BERNARD WALLETFondateur des Éditions Verticales et éditeur de Gabrielle Wittkop







LECTURE PAR&#38;nbsp;KARINE CNUDDE
Incipit de Sérénissime assassinat&#38;nbsp;de Gabrielle Wittkop, roman paru aux éditions Verticales en 2001 (repris en poche chez Points Seuil en 2002)
Karine Cnudde · Sérenissime Assassinat





LECTURE ET CRITIQUE PAR NIKOLA DELESCLUSE 
Critique de Hemlock de Gabrielle Wittkop, éditions Quidam, coll. Made in Europe, 2020Nikola... · Wittkop - Hemlock

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		<title>BIOGRAPHIE</title>
				
		<link>https://gabriellewittkop.cargo.site/BIOGRAPHIE-2</link>

		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 16:09:15 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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	On ne sait rien de la véritable vie de Gabrielle Wittkop, on ne retient que la légende qu’elle a elle-même forgée. Née à Nantes le 27 mai 1920, sous le nom de Marguerite Louise Gabrielle Ménardeau, elle perd sa mère à l’âge de 13 ans.

Dans un Paris occupé, elle fait la rencontre de Franz Justus Wittkop, déserteur allemand. Il est homosexuel comme elle. Elle décide de le cacher dans sa mansarde rue de Seine jusqu’à la libération, où elle est arrêtée, envoyée à Drancy et tondue. 

Elle écrit des nouvelles publiées dans le magazine Claudine en 1945 et 1946, après avoir rejoint Justus en Allemagne. Ils se marient en 1947, à Francfort-sur-le-Main, ville dans laquelle, après un bref passage par Bad Homburg, Gabrielle vit jusqu’à sa mort. Ensemble, ils forment ce qu’elle qualifie elle-même d’« alliance intellectuelle ».
&#60;img width="1834" height="1631" width_o="1834" height_o="1631" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/7c460deb423c41d82a24d8325805d34950fce49ac2b567700a2f531d489b6529/93764408_103333051351408_8598097018432258048_n.jpg" data-mid="194704905" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/7c460deb423c41d82a24d8325805d34950fce49ac2b567700a2f531d489b6529/93764408_103333051351408_8598097018432258048_n.jpg" /&#62;


Gabrielle Wittkop commence à gagner sa vie dans la bibliophilie en illustrant des ouvrages de ses aquarelles. Elle collabore par ailleurs avec divers journaux allemands, ce qui l’amènera à voyager en Asie, continent cher à son cœur qui nourrira son œuvre à venir. 

Malgré son attachement à la langue française, elle est encouragée par Justus à écrire directement en allemand, sa langue d’adoption. Plusieurs ouvrages sont édités, dont une biographie d’Hoffmann. De 1964 à 1969, elle devient alors traductrice pour les éditions Gallimard, contribuant à faire connaître le premier roman de Peter Handke, Le Colporteur. Elle abandonne ensuite toutes ses activités afin de se consacrer à l’écriture et à la publication de son œuvre en français.

&#60;img width="2048" height="1475" width_o="2048" height_o="1475" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/360e489729e159fb854adccb3333bc3ebd167e613876f4183126d1e98a8640f0/93038500_100716444946402_8209489266548408320_n.jpg" data-mid="194704939" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/360e489729e159fb854adccb3333bc3ebd167e613876f4183126d1e98a8640f0/93038500_100716444946402_8209489266548408320_n.jpg" /&#62;


Se qualifiant d’arrière-petite-fille de Sade, elle élabore des textes où se joignent son goût du macabre, sa fascination pour la mort, une sensualité marginale et une forme d’étrangeté soulignés par son style unique, volontairement provocateur. 

En 1972, alors que Gabrielle a 52 ans, Régine Deforges publie Le Nécrophile. Le scandale est absolu, la censure s’en empare et le livre est interdit au nom de la morale. Gabrielle rétorque « ma seule morale à moi, ça consiste à ne pas emmerder les autres ! ». Elle continue d’écrire, publie rarement. En 1986, Justus, atteint de la maladie de Parkinson, décide de mettre fin à ses jours, encouragé et aidé par Gabrielle.

Ce n’est qu’en 2001, grâce à Bernard Wallet, que Gabrielle Wittkop finit par réussir à publier son œuvre aux éditions Verticales. Elle meurt à 82 ans le 22 décembre 2002. Selon certaines versions, elle se serait suicidée, selon d’autres le cancer du poumon dont elle était atteinte l’aurait emportée avant qu’elle n’y parvienne. Ses derniers mots, envoyés à son éditeur, résument sa vie et son œuvre « j’ai voulu mourir comme j’ai vécu : en homme libre ».

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		<title>BIBLIOGRAPHIE</title>
				
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 19:42:54 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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	Le Nécrophile
Éditions Régine Deforges, 1972 / 
La Musardine, 1998 / Verticales, 2001
En 1972, dans la Bibliothèque noire de Régine Deforges, Le Nécrophile paraît dans une relative indifférence. Seuls quelques journalistes remarquent l’incroyable, l’élégant et le très immoral objet littéraire qui vient de surgir.

Antiquaire à Paris, Lucien N. est amateur de netsuke japonais, ces statuettes burlesques mettant en scène de vigoureux ébats avec des morts. Lui aussi aime posséder les cadavres arrachés à leur sépulture. Dans un journal intime, ce collectionneur macabre distille l’histoire secrète de ses amours nécrophiles. Jeunes ou vieux, hommes ou femmes, chaque trépassé devient l’objet d’une minutieuse ferveur érotique. Au fil des pages, l’inquiétant esthète remonte à l’origine de cette jouissance des corps au sexe glacé, à la chair bleuie et au parfum de bombyx.

La langue de Gabrielle Wittkop, froidement sensuelle et débarrassée de toute tentation morale, offre le portrait d’un amoureux sans pareil.


	&#60;img width="478" height="747" width_o="478" height_o="747" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/5387410186efe54d31461788b50e8d74142db7b766ff9be7b505ee2896da7c00/necrophile.jpg" data-mid="194728310" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/478/i/5387410186efe54d31461788b50e8d74142db7b766ff9be7b505ee2896da7c00/necrophile.jpg" /&#62;



	La Mort de C.
suivi de Le puritain passionné, première édition 1975 / Éditions Verticales, 2001&#38;nbsp;

La Mort de C. se situe en Inde où Gabrielle Wittkop a vécu. Il s’agit de plusieurs versions d’un même meurtre, de variations sur un seul thème, celui de la mort suspecte d’un homme pathétique, assassiné à Bombay. 

Que connaît-on de la mort ? Non pas la Mort symbolique, la Faucheuse au sourire de squelette qui balaie de son arme tranchante les terres fertiles de l’imaginaire. Non, que connaît-on de la mort de quelqu’un, d’un homme qui s’éteint dans une chambre du St. George Hospital, à Bombay ? Que sait-on de la mort de C., de cette mort matérielle et spirituelle qui « par hasard est la sienne » ?

Dans Bombay, « ville sans âme », C. croise sa mort au détour d’une rue, triste conséquence d’une agression qui tourne mal. Aventure presque banale d’un être vivant rejoignant l’éternité. Mais de cet arrachement secret, Gabrielle Wittkop tire la matière d’un récit dont les détours empruntent, le temps d’une dernière fuite, les pas d’un homme qui se sera précipité vers sa fin. 

D’une plume aussi fine que le scalpel, elle dissèque le corps de C., fouille dans ce chaos de cellules qui sont autant de pièces d’un puzzle incompréhensible et les arrange indéfiniment. Car la mort de C. n’est qu’une répétition, une suite de décès contradictoires mais véridiques que l’imaginaire fixe en instantanés foudroyants.



	&#60;img width="810" height="1206" width_o="810" height_o="1206" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/35ef66ea47855f197ee4874cdc8df5f7513c8f64c08e0d5ac97ffdc2e21ee44c/96103475_121765942841452_6120044525231538176_n.jpg" data-mid="194729116" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/810/i/35ef66ea47855f197ee4874cdc8df5f7513c8f64c08e0d5ac97ffdc2e21ee44c/96103475_121765942841452_6120044525231538176_n.jpg" /&#62;


	Madame TussaudÉditions France-Empire, 1976
Biographie


	&#60;img width="470" height="696" width_o="470" height_o="696" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/27af1f75a7d8075cc90a96ab03ac1fe3d54521a550d9ff5aafd098908ab98862/tussaud.jpg" data-mid="194730566" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/470/i/27af1f75a7d8075cc90a96ab03ac1fe3d54521a550d9ff5aafd098908ab98862/tussaud.jpg" /&#62;





	
Les HolocaustesÉditions Henri Veyrier, 1976 

Les Holocaustes sont six récits cruels et suprêmement raffinés, qui projettent le lecteur en des temps et des lieux surréels, Indonésie défaite, Espagne de monstres, serre-muséum extravagante et meurtrière, Grèce improbable, petite ville de sous-préfecture faussement paisible, sur la trace de personnages à l'identité ambiguë. 

Autour de Gabriel (ou Gabrielle ?), de Pieter van Hoog, de Harvey, de Clément, un petit monde grouillant et bizarre, passe avec une grâce perverse le seuil du fantastique.


	&#60;img width="1137" height="1767" width_o="1137" height_o="1767" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/a30384f2ea4c21a50d60fcae75d966586fbfb1c29892855696bf052b32571ff5/WITTKOP2.jpg" data-mid="194733996" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/a30384f2ea4c21a50d60fcae75d966586fbfb1c29892855696bf052b32571ff5/WITTKOP2.jpg" /&#62;





	
Almanach perpétuel des HarpiesL'Éther Vague-Patrice Thierry éditeur, 1995 / réédition en 2002

	&#60;img width="290" height="460" width_o="290" height_o="460" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/ec24294b8528d479c25d4d51632e246dd438762e40dc4c953dd4d65e737016aa/9782904620577_internet_w290.jpg" data-mid="194730106" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/290/i/ec24294b8528d479c25d4d51632e246dd438762e40dc4c953dd4d65e737016aa/9782904620577_internet_w290.jpg" /&#62;





	
Sérénissime AssassinatÉditions Verticales, 2001
Dans la Venise du XVIIIe siècle, dont l'âme et l'esprit sont admirablement recréés par des toiles de fond empruntées aux grands maîtres de la peinture italienne, une inquiétante affaire d'empoisonnement secoue la demeure d'Alvise Lanza dont les épouses successives décèdent inexplicablement. 

Dans ces somptueux décors, « des femmes gorgées de venin vont (en) crever comme des outre s», tandis que la Sérénissime vit ses derniers instants de gloire. Certes, les coupables ne manquent pas, et il est facile d'échafauder des mobiles dans cette cité des miroirs où tout n'est que faux-semblant. Mais Gabrielle Wittkop ne se laisse jamais prendre au piège de l'énigme policière. Son écriture est comme ces miroirs brisés dont chaque fragment offre un nouveau regard sur l'écorce des choses. 

Cette écorce renferme un noyau, elle est le véhicule qui mène jusqu'à lui. Mais plus que la résolution du crime, dont les détours labyrinthiques de l'histoire finissent par nous livrer l'explication, ce qui importe est tout entier dans la surface, subrepticement disséminée dans les fragments d'un récit qui oscille constamment entre les temporalités, entre les personnages, entres les crimes, entre les soupçons.


	&#60;img width="405" height="601" width_o="405" height_o="601" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/e203c38106a71954546cd1af863e750402ba2062ce78903fb5c075f6de61651a/9782843350207_1_75.jpg" data-mid="194730282" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/405/i/e203c38106a71954546cd1af863e750402ba2062ce78903fb5c075f6de61651a/9782843350207_1_75.jpg" /&#62;

&#60;img width="597" height="1000" width_o="597" height_o="1000" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/93991e99b1f2746f06405f7caa13d985e3f939c69ef28ffe25b9e5fb1ae2e973/71v3VbfwvcL._AC_UF1000-1000_QL80_.jpg" data-mid="194730268" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/597/i/93991e99b1f2746f06405f7caa13d985e3f939c69ef28ffe25b9e5fb1ae2e973/71v3VbfwvcL._AC_UF1000-1000_QL80_.jpg" /&#62;



 


	Les Rajahs blancsÉditions Presses de la Renaissance, 1986 / Éditions Verticales,&#38;nbsp;2009
L'ex-lieutenant de l'East India Company et aventurier James Brooke annexe la région de Sarawak au nord de Bornéo en 1839. À la tête de cet éden menacé par les pirates malais et les intérêts supérieurs de la Couronne, il fonde la dynastie des Rajahs blancs qui perdurera un siècle. Lui succéderont Charles Brooke, bâtisseur douteux, puis son neveu Vyner, hédoniste irresponsable, secondés par une galerie de femmes entraînées malgré elles dans d'obscurs jeux de pouvoir. 

À partir d'un épisode méconnu de la colonisation britannique, ce roman historique captivant recrée un tumultueux et exotique théâtre de l'humanité : une chasse à la chimère où se melent désir d'ailleurs et volonté de puissance. Loin de la verve sadienne de ses précédents succès, Gabrielle Wittkop pénètre les arcanes d'une utopie impériale insensée et offre avec Les Rajahs blancs une saga en apparence moins dérangeante, mais d'une cruelle lucidité. &#38;nbsp; 


	&#60;img width="388" height="566" width_o="388" height_o="566" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/75a900daa49ce0e26e9a4804cb0e95926f55f02cc4c02b6047f9a93277c0dbe7/Les-rajahs-blancs.jpg" data-mid="194730790" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/388/i/75a900daa49ce0e26e9a4804cb0e95926f55f02cc4c02b6047f9a93277c0dbe7/Les-rajahs-blancs.jpg" /&#62;





	Hemlock ou les poisons
Éditions Presses de la Renaissance, 1988 /changement de titre Hemlock : à travers les meurtrières, Quidam Éditeur, 2020
Labyrinthe arachnéen, Hemlock évoque les destinées tragiques d’une Italienne de la post-Renaissance – Beatrice Cenci –, d’une Française du Grand Siècle – la marquise de Brinvilliers – et d’une Anglaise de l’époque edwardienne en Inde – Mrs Fulham –, entraînées dans le vortex du crime par l’enchaînement des circonstances, leur faiblesse et leur passion.

Au-delà des contingences chronologiques, des visions récurrentes, des lieux, des objets, des leitmotive les relient entre elles. Comme aussi à Hemlock, une femme de notre temps, étrangère à leurs crimes mais déchirée entre les espérances et les craintes d’une situation extrême dont la présence, véritable fil d’Ariane, domine tout le livre.

Dans ce texte tumultueux rigoureusement articulé autour des angoisses de Hemlock, rien n’est aléatoire et l’apparent arbitraire obéit à des lois aussi inéluctables qu’insolites. Quant aux trois meurtrières, le cheminement de leurs histoires illustre les mots de Shakespeare, que l’auteur place en exergue de son ouvrage : 
« Seigneur ! Nous savons ce que nous sommes, mais ne savons pas ce que nous pouvons être.»



	&#60;img width="347" height="500" width_o="347" height_o="500" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/409879a737e7c19065a87c8ff974d6207c651dcec67a79a77e49ed2c2bc6dab1/9782856164525-fr.jpg" data-mid="194731263" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/347/i/409879a737e7c19065a87c8ff974d6207c651dcec67a79a77e49ed2c2bc6dab1/9782856164525-fr.jpg" /&#62;

&#60;img width="472" height="731" width_o="472" height_o="731" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/995c522a93e2fb5385bfa8851f74d1e953eb1855f99f42d4c434a2377ddc1380/122064304_184568469894532_1433154737788167677_n.jpg" data-mid="194731261" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/472/i/995c522a93e2fb5385bfa8851f74d1e953eb1855f99f42d4c434a2377ddc1380/122064304_184568469894532_1433154737788167677_n.jpg" /&#62;




	Le Sommeil de la raison
Éditions Verticales, 2003 
(republication des Holocaustes sous ce nouveau titre)
 Le Sommeil de la raison regroupe six récits cruels et suprêmement raffinés, qui projettent le lecteur en des temps et des lieux surréels. 

La majestueuse beauté formelle de ce recueil, où l'écriture est à la fois soyeuse et traversée d'austères fulgurances, consacre - dans son isolement aristocratique - la singularité radicale de l’écrivain.

	&#60;img width="701" height="1024" width_o="701" height_o="1024" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/5fd661c59f992141b2bad58731c295fa0dfec272f6ce5f249b95d815aeb4ade9/WITTKOP3-701x1024.jpg" data-mid="194731827" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/701/i/5fd661c59f992141b2bad58731c295fa0dfec272f6ce5f249b95d815aeb4ade9/WITTKOP3-701x1024.jpg" /&#62;




	La Marchande d’enfantsÉditions Verticales, 2003
La Marchande d’enfants regroupe une série de lettres s'échelonnant entre mai 1789 et août 1793. Marguerite Paradis, tenancière d'un bordel d'enfants pour libertins, y expose à son amie Louise, qui désire ouvrir le même type de commerce à Bordeaux, les divers tracas auxquels il lui faudra se confronter pour faire tourner sa maison : aménagement des locaux, domesticité, clientèle et marchandise, autant de questions qu'elle continue de résoudre dans sa maison de la rue des Fossés-Saint-Germain. 

Mais ces détails pratiques ne sont pas le seul intérêt d'une correspondance qui, dans une langue précise et imagée, restitue les interrogations d'une femme confrontée à la tourmente révolutionnaire qui va balayer le régime monarchique. Attentive aux moindres soubresauts de Paris, Marguerite jette un regard sans illusions sur le genre humain, dont elle connaît bien la veulerie et l'inconséquence. C'est d'ailleurs cette vision sans fard des sentiments humains qui donne au texte toute son intensité. 

Libertine dans l'âme, Marguerite explore les ressorts secrets du coeur, tant chez les autres qu'au plus profond d'elle-même. Passionnée par le bel hermaphrodite Tirésias, Marguerite tente de cerner, au plus près, la naissance de cet amour qui va l'arracher à la cruauté ordonnée des jeux libertins pour, la dépouillant de tout artifice, l'abandonner aux lisières de son être intime. &#38;nbsp;

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	Chaque jour est un arbre qui tombeÉditions Verticales, 2006 /Éditions Folio, 2007
« Le dernier jour fut gris et rose, d'un gris d'ombre plate, d'un rose chancreux. L'année, minime fragment temporel, est maintenant éparpillée en un mouvement centrifuge d'étoile, en un motif qui ne peut être saisi que par la force de sa propre dispersion. [...] 1er janvier. Chaque jour est un arbre qui tombe. Comme si une voix m'avait éveillée par ces mots. Ma propre voix, celle de mes plus secrètes cellules, celles des oracles et des rêves, celle qui clame dans les ivresses et chuchote dans les agonies. Chaque jour est un arbre qui tombe. Et j'ai vu le déclin du jour et la chute de l'arbre… ».

Ce journal imaginaire tenu par une femme, Hippolyte, entremêle souvenirs d'enfance, d'amours, de voyages (en Inde, dans les îles de Krakatoa, Sumatra ou Java) et réflexions sur le Temps. Autoportrait d'une individualité exceptionnelle dont l'existence se déploie entre la naissance et la mort – ces deux bornes qui la limitent et lui ouvrent paradoxalement l'espace infini d'une vie superbe et éphémère. La cruauté froide et luxueuse qui anime l'écriture de Gabrielle Wittkop est dans Chaque jour est un arbre qui tombe à sa plus haute mesure.


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&#60;img width="632" height="1056" width_o="632" height_o="1056" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/62a731e756bde79e91edf50c2515ecc64fa1023ab0980ce6e9fb6b1635e78413/100914328_130322958652417_4659427663708946432_n.jpg" data-mid="194732642" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/632/i/62a731e756bde79e91edf50c2515ecc64fa1023ab0980ce6e9fb6b1635e78413/100914328_130322958652417_4659427663708946432_n.jpg" /&#62;




	Carnets d’AsieÉditions Verticales, 2010

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	Les Départs exemplaires
Éditions Verticales, 1995, 2012(réédition augmentée de deux textes inédits)
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	Litanies pour une amante funèbrepréface d’Éric Dussert, Le Vampire Actif Éditions, 2017 (réédition du texte à l’occasion des 40 an de sa première publication, accompagné de collages inédits de l’auteur)
	&#60;img width="461" height="639" width_o="461" height_o="639" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/de9373671cfa8f7fd32583b5d36d260309abfbdda3f625d2a27213bef8c74005/litanie-e1636651401252.jpg" data-mid="194857702" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/461/i/de9373671cfa8f7fd32583b5d36d260309abfbdda3f625d2a27213bef8c74005/litanie-e1636651401252.jpg" /&#62;





	Usages de fauxÉditions Verticales, 2018
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	Les HéritagesÉditions Christian Bourgois, 2020
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		<title>INTERVIEWS</title>
				
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 16:47:59 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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RENCONTRE AVEC JOSYANE SAVIGNEAUBiographe et journaliste




 

RENCONTRE AVEC&#38;nbsp;JEANNE GUYON ET YVES PAGÈSÉditeurs de Verticales



RENCONTRE AVEC&#38;nbsp;CHANTAL AUBRYAutrice, éditrice, directrice de la collection “Les Singuliers” aux éditions Henri Veyrier



RENCONTRE AVEC NATACHA NIKOULINEArtiste



RENCONTRE AVEC FRANÇOIS RIVIÈREÉcrivain et journaliste littéraire

RENCONTRE AVEC PIERRE ASSOULINEÉcrivain et journaliste, membre de l’Académie Goncourt



RENCONTRE AVEC MARTINE MOLLAmie et voisine de Gabrielle Wittkop


RENCONTRE AVEC MARIE-ROSE GUARNIERIFondatrice de la librairie des Abbesses






ENTRETIEN AVEC GABRIELLE WITTKOP ET NIKOLA DELESCLUSERadio Campus, Paludes






ENTRETIEN AVEC GABRIELLE WITTKOP ET BERNARD PIVOTÉmission “Bouillon de Culture” diffusée le 19 janvier 2001






RENCONTRE AVEC BERNARD WALLETFondateur des Éditions Verticales et éditeur de Gabrielle Wittkop


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		<title>ADHÉSION</title>
				
		<link>https://gabriellewittkop.cargo.site/ADHESION-2</link>

		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 17:32:15 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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En adhérant aux Amis de Gabrielle Wittkop, vous rejoignez une communauté de lecteurs.

L’association propose à ses adhérents des événements culturels (rencontres, lectures, conférences, expositions...), un bulletin wittkopien rassemblant toute l’actualité autour de Gabrielle Wittkop ainsi que la possibilité de participer au forum “Le Mythe Wittkop”.

Il est possible d’offrir une adhésion.

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		<title>LE MYTHE WITTKOP</title>
				
		<link>https://gabriellewittkop.cargo.site/LE-MYTHE-WITTKOP-2</link>

		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 20:37:31 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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	Gabrielle Wittkop a romancé sa vie. 
À nous de suivre son exemple en imaginant nos rencontres fantasmées avec elle.

Avis aux adhérents : envoyez-nous vos textes pour être publié sur cette page.





	&#60;img width="1181" height="1181" width_o="1181" height_o="1181" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/d3cc6c9c1eae49ddefb3f8f6d853269f37ca9f9afaa7d660e2c9d969b46f2a50/MYTHE1.png" data-mid="194736863" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/d3cc6c9c1eae49ddefb3f8f6d853269f37ca9f9afaa7d660e2c9d969b46f2a50/MYTHE1.png" /&#62;
GRÉGORY LE FLOCH
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LOU SYRAH

	&#60;img width="1181" height="1181" width_o="1181" height_o="1181" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/1d107554a0c57cf3499b89198acc59b94923d3bbabfe0fbe5b3ec39766d93489/MYTHE4.png" data-mid="194736873" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/1d107554a0c57cf3499b89198acc59b94923d3bbabfe0fbe5b3ec39766d93489/MYTHE4.png" /&#62;TOBIAS RYAN



	&#60;img width="1181" height="1181" width_o="1181" height_o="1181" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/061b62f7d7133e62f5cb4819f2142383f30dbfd5f291f6132a1b135a26fa873a/MYTHE3.png" data-mid="194736869" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/061b62f7d7133e62f5cb4819f2142383f30dbfd5f291f6132a1b135a26fa873a/MYTHE3.png" /&#62;

CHARLES ROUX
	&#60;img width="1181" height="1181" width_o="1181" height_o="1181" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/c2ae1f58b5e8af54ef665e41f2e4e2d5fc50a5d40d16dad332160e2a087937d0/MYTHE7.png" data-mid="194736878" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/c2ae1f58b5e8af54ef665e41f2e4e2d5fc50a5d40d16dad332160e2a087937d0/MYTHE7.png" /&#62;THAEL&#38;nbsp;BOOST


	&#60;img width="1181" height="1181" width_o="1181" height_o="1181" data-src="https://freight.cargo.site/t/original/i/4c8d0437a0831178ad37267187a3045d0f901e70f85060113c14a49646ee0dd4/MYTHE8.png" data-mid="194736879" border="0"  src="https://freight.cargo.site/w/1000/i/4c8d0437a0831178ad37267187a3045d0f901e70f85060113c14a49646ee0dd4/MYTHE8.png" /&#62;


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	<item>
		<title>LE MYTHE - GRÉGORY</title>
				
		<link>https://gabriellewittkop.cargo.site/LE-MYTHE-GREGORY</link>

		<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 17:40:03 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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		<description>
	︎

	La première fois que j’ai vu Gabrielle Wittkop, c’était un matin du mois de février 1998, à Venise. Je traversais une place quand une femme m’a bousculé. J’ai cru d’abord à un simple accident. Mais la place était vide. Et la femme, presque entièrement dissimulée sous une fourrure, m’a semblé faire un geste du doigt et de la main, un de ces gestes que l’on peut interpréter comme une insulte ou une invitation. Elle ne s’est pas retournée et, décidant de la suivre, je ne voyais d’elle que sa nuque et un quasi profil au sourire carnassier.
Elle m’a entraîné de calle en calle dans des quartiers toujours plus humides et sales. Savait-elle que je la suivais ? Je n’en avais pas la preuve mais j’en étais persuadé. Nous avons traversé des églises poisseuses de froid, des ruelles encombrées de linge mal lessivé - seuls (et à quelques mètres l’un de l’autre) jusqu’à ce que nous croisions une mère flanquée de deux enfants le long d’un canal.
L’endroit était si étroit que Gabrielle n’a pu faire autrement que de sentir ma présence derrière elle.
&#38;nbsp; &#38;nbsp; - Après vous, je vous en prie, m’a-t-elle dit.
Je lui ai obéi et avancé vers la jeune mère qui sermonnait son petit garçon. Dans son dos : une poussette où je voyais s’agiter de petites mains de la couleur du beurre. Qu’a bien pu faire Gabrielle à ce moment-là ? Je n’en suis pas bien sûr. Mais alors que je la précédais pour tourner dans une nouvelle calle, un bruit d’eau suivi d’un cri m’a fait me retourner. A genoux au bord du canal, la mère tentait de repêcher désespérément la poussette qui sombrait dans l’eau verte.
J’ai eu l’impression que Gabrielle n’avait rien entendu. Elle a haussé les épaules et continué son chemin sans aucune émotion sur le visage. J’ai cru devoir alors plonger pour sauver l’enfant quand un homme a surgi d’une maison voisine pour sauter à l’eau.
Le nourrisson a survécu. Mais Gabrielle Wittkop avait disparu.
Grégory Le Floch
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	</item>
		
		
	<item>
		<title>LE MYTHE - LOU SYRAH</title>
				
		<link>https://gabriellewittkop.cargo.site/LE-MYTHE-LOU-SYRAH</link>

		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 17:33:20 +0000</pubDate>

		<dc:creator>SOCIÉTÉ DES AMIS DE GABRIELLE WITTKOP</dc:creator>

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		<description>
	︎

	&#38;nbsp; &#38;nbsp; Le ciel était lourd, blanc, sale. L’horizon bouché par cette flaque de nuages coulée de l’Uetliberg sans que l’on sache ni quand ni comment. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; L’eau de la Limmat ballotée par une houle inhabituelle gardait malgré tout sa transparence ubéreuse. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Il y avait ce matin-là un vent à scalper les vielles peaux, et les bourgeoises du quartier zurichois de l’Altstadt pressaient le pas pour gagner l’autre rive, les cols de zibeline blanche, les parementures renard, castor, chinchilla serrés comme la dernière bouée de sauvetage du Princesse Mafalda avant naufrage. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; C’était un jour de glaire où tout s’enlise, et j’aurais eu de la peine à dire si j’étais là par hasard où si on m’avait convoquée, j’avançais dans la seule certitude d’un rendez-vous. « Sous les trois têtes coupées de la Fraumünster » : la phrase me tournait sous le crâne à m’en cogner une migraine. 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; « Sous les trois têtes coupées de la Fraumünster. » 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; « Sous les trois têtes coupées de la Fraumünster. » 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; « Sous les trois têtes coupées de la Fraumünster. » 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Vous n’avez pas eu de mal à me trouver ? 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; Une voix dans mon dos. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Je me retournai vivement, pic au cœur, les membres soudainement raides. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Comment ? dis-je, tremblante de peur. Il me semblait pourtant être à peu près seule dans les lieux. &#38;nbsp;

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Vous n’avez pas eu de mal à me trouver ? répéta la voix plus appuyée, pendant que je détourai du regard sa silhouette de haut en bas, en même temps que l’endroit où j’avais atterri.

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Fresques verdâtres, rosées, pâles, fraiches et froides, visages ceints, teints saumâtres, drapés bleu ecchymose. Sainte Hildegarde, la vielle abbesse et ses vierges dansaient, peintes sous nos yeux, sous les arcades de la maison Dieu. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; C’était bien le cloître de Fraumünster, je le reconnus aux fresques de Paul Bodmer que j’avais rencontré lors de mes premiers voyages à Zurich. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; Elle, se tenait devant ce tableau mural assombri par la nuit qui tombait. Déjà ? Pensai-je. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Déjà la nuit ? Il m’avait paru que le jour venait de se lever. 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Vous n’avez pas eu de mal à me trouver ? Elle répéta. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; Je palpai mon poignet à la recherche d’une montre. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Vous êtes sourde en sus ? &#38;nbsp;

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − « Sourde-en-sus » … Je susurrai en moi-même. Injurieuse, la remarque n’en était pas moins délectable. Sourde-en-sus-sourde-en-sus-sourde-en-susss… 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Vous singez souvent les gens de de la sorte ? 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Non, dis-je toute marmonneuse, perdue, désorientée mais tentant de faire bonne figure. L’étrangère m’était familière. « Sourde-en-sus ». Mon Dieu, me dis-je d’un coup, comme cette femme ressemble à Gabrielle. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Un sourire se dessina discrètement sur le visage de l’inconnue alors que je me formulai cette pensée. Elle tourna la tête, comme pour s’en cacher. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − C’est ici que j’aime donner rendez-vous, dit-elle. Vous vous souvenez ? 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Je ne me souvenais pas. Je levai le nez en l’air, j’étais à la Fraumünster, dans le cloître attenant, Zürich centre. L’antichambre de l’Eglise, là où demain je devais rejoindre des amis pour revoir les vitraux de Chagall et Giacometti. En attendant je me trouvais là, pas loin de l’entrée, seule ou du moins le pensais-je jusqu’à cette voix. J’avais un jour d’avance. Et j’avais froid. Mes cheveux tombaient sur mes épaules nues. Une bretelle de ma robe glissa avec un courant d’air. L’étrangère suivit du regard ce léger froissement de tissu. Je regardai à mon tour. J’étais en pyjama. En pyjama, dehors, dénudée ? Oui mais dans le plus beau des pyjamas. Une nuisette piquée de dentelle de Lunéville, doublée de soie moirée, bleu de prusse, luisante comme un hoplia d’Egypte. Celle que je ne sortais que pour les fêtes ou les nuits en bonne compagnie. Visiter un édifice religieux, fagotée de la sorte. Comment... ? Comment était-ce seulement possible… ? Comment avais-je pu quitter ma chambre d’hôtel à moitié nue. 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Comment n’est pas la question, dit-elle sèche et aimable en continuant sa déambulation. L’écho de ses talons tapait sous les voutes du cloître. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Elle lisait dans mes pensées.

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Je ne lis pas dans vos pensées. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Bordel !!! Pensai-je tout bas. Elle lisait dans mes pensées.
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Un peu de tenue. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Navrée, répondis-je, écartant l’idée qu’une inconnue quoi que familière puisse me sonder l’âme sur le parvis d’une église. A moitié nue « en sus. » 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Je suis navrée, je parvins à déglutir. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Je vous en prie. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Mais, dis-je, c’est bien vous, Gabrielle ? Gabrielle Wittkop ! 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Assurément. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Le cœur soudain adouci, ma main toujours à la recherche d’une montre, j’avisai plus tranquillement. 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; Nous n’étions donc pas à Francfort, ni à Paris, mais à Zurich, et, les sourcils en demi-lune, Gabrielle Wittkop me faisait face, l’exaspération élégante, sourire de nacre, deux perles laiteuses aux oreilles, le crin d’argent relevé en chignon. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; Ma Gabrielle Wittkop, le couteau sur la langue, la plume à l’os. Mon équarrisseuse velours-côtelé. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; Elle portait une robe de percale blanche, drapée de taffetas bleu par endroit, complètement inappropriée vu les températures, mais qui donnait l’impression d’être tombée elle-même de la fresque. Elle s’était à présent arrêtée devant trois séraphines en toge rose verrat et jaune pisseux, portant toutes trois une colombe au bras. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Regardez mieux, me dit-elle, en s’approchant à quelques centimètres des figures peintes. Regardez… 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; À nouveau je m’approchai des personnages, les trois anges, et remarquai devant les corps célestes trois formes humaines dégoulinantes, les chairs âcres et les linges trempés vert de vessie. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Il s’agit de Felix, Régula et Exuperantius, les trois martyrs de la ville, reprit Gabrielle. Il se raconte ici que les Romains balancèrent leur corps dans la Limmat, après avoir pris le soin de les décapiter bien sûr. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; En effet, sous la figure des anges, les trois martyrs tenaient leur propre tête, les yeux éteints et la bouche close. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; « Sous les trois têtes coupées », murmurais-je. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Oui, les « trois têtes coupées », vous saisissez ? Elle leva le bras et caressa du doigts les traits de femmes effondrées un peu plus bas. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Voyez comme les pleureuses à côté s’enfouissent le visage. Est-ce par compassion chrétienne, tristesse ou dévotion, ou parce que la carcasse des martyrs miraculeusement revenue des eaux charriait de putrides effluves ? Personne ne peut le dire aujourd’hui. 


&#38;nbsp; &#38;nbsp; Il n’y avait tout compte fait rien d’étonnant à ce que je retrouve Gabrielle Wittkop ici, par pur hasard ou par magie. Il n’y avait rien d’étonnant c’est vrai… À un détail près, pensai-je en moi-même. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Vous pouvez le penser à voix haute, dit-elle posément. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Je vous croyais morte, je fis remarquer fuyant du regard vers les murs, un peu honteuse d’aborder le sujet aussi vulgairement. 

&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Ma chère amie, vous pouvez toujours m’imaginer morte ou bien en chair flânant sur la Römerberg, au Golden Banana, dans la maison du pendu, à la cave, sous les combles rue de la Seine, dans la gueule du tigre, à Baltimore, ou même dans un cimetière. Je suis un peu là et nulle part, toujours. Morte, vivante, qu’importe ? Puisque vous et moi nous nous voyons souvent ici. Je suis ce murmure qui vous suit un peu partout au creux du cœur et de l’oreille et jusque dans les recoins les plus injurieux de la chair, il y a toujours un petit rien qui vous rappelle à moi. Vous souvenez-vous d’hier soir ? &#38;nbsp;

&#38;nbsp; &#38;nbsp; Je fouillai quelques secondes dans ma mémoire.
 &#38;nbsp; &#38;nbsp; − Hier soir… 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Hier soir encore j’étais à vos côtés. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Hier soir, je fouillai en vain.
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Ce n’est pas la première fois que vous pensez à moi nuitamment, n’est-ce pas ? Insista-t-elle.
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − C’est vrai, répondis-je. Tout me revenait en images goutte à goutte. Hier soir encore je pensais à vous.
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Voyez, fit-elle, l’air satisfait.
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Je pense souvent à vous, c’est vrai. Je continuai, comme si tout devenait clair et que ma pensée reprenait forme soudainement, un mot après l’autre, distinctement, comme si toute ma vie m’était rendue. Je pense à vous quand une expression m’écorche la bouche, quand ça grouille, ça chuinte, ça jute, quand c’est doux ou rugueux, froid et lisse comme l’étal du boucher, la paillasse d’un légiste, quand ça fait peur ou que ça rit, quand une image frappe à ma porte. J’aime vous lire quand la nuit tombe. Je me mets sous la couette, parfois avec un verre de vin cuit, j’écoute la pluie et je plonge. J’aime vous lire quand je suis triste, quand j’ai faim, quand l’avidité me prend au corps mais que je ne sais plus comment me nourrir alors je regarde ma bibliothèque comme une damnée et je vous cherche dans tous les rayonnages, je cherche une miette de phrase oubliée, un livre jamais lu, un mot, un son, une odeur, je cherche trois lettres qui rebondissent sous la langue, je cherche une matière précieuse tombée de votre bouche sur le papier. Ces soirs-là, je m’abreuve un peu de vous et je m’endors repus, avec la sensation d’avoir joui. 
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Oui et aujourd’hui encore.
&#38;nbsp; &#38;nbsp; − Aujourd’hui encore.&#38;nbsp;


&#38;nbsp; &#38;nbsp; Je tâtai dans le clair-obscur du matin la table de chevet à la recherche de ma montre. À travers la fenêtre, la Limmat coulait silencieuse. Au sol, la couette et le livre de Gabrielle gisait ouvert en deux jusqu’à la tranche.


Lou Syrah

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